Les camions autonomes ne résolvent pas la pénurie de chauffeurs
19-6-2025
parBeau van den Berg/9 avril 2026/dansActualités du transport
Bien qu’il y ait encore près de 7 000 postes vacants pour des chauffeurs routiers, Annette de Groot, directrice de l’Institut sectoriel des transports et de la logistique (STL), estime que le pic le plus important de la pénurie est désormais derrière nous. « La situation ne s’aggravera pas davantage », affirme-t-elle. Le secteur est confronté depuis des années au vieillissement de sa main-d’œuvre, mais Mme De Groot constate également des évolutions encourageantes. « Le tournant démographique interviendra vers 2040. D’ici là, nous devons trouver des solutions pour faire face à la situation. »
STL accompagne aussi bien les entreprises que les demandeurs d’emploi, les personnes en reconversion professionnelle et le personnel en place. Cela s’est traduit l’année dernière par l’arrivée de milliers de nouveaux arrivants et par une collaboration plus étroite avec les établissements scolaires et les communes. Par ailleurs, la composition du personnel évolue : la proportion de femmes dans le secteur augmente régulièrement, passant de 10 % en 2014 à 13 % aujourd’hui – et le nombre de conductrices est également en hausse.
L’accent n’est pas seulement mis sur le recrutement, mais surtout sur la fidélisation du personnel. « Fidéliser les jeunes nécessite une approche différente de celle d’autrefois », explique M. De Groot. C’est pourquoi STL organise des entretiens d’accueil afin d’accompagner au mieux les nouveaux arrivants vers le poste qui leur convient.
L’innovation est importante, mais selon M. De Groot, il ne faut pas trop compter sur des solutions technologiques telles que les camions autonomes. « Cela ne résoudra pas la pénurie de main-d’œuvre. En fin de compte, tout repose sur les personnes. Les grandes entreprises s’adaptent mieux à cette situation grâce à des modes de travail flexibles, tandis que les petites entreprises risquent de surcharger leur personnel. »